Happy mood 16 juillet 2017

Et si la liberté c’était l’échec ?

 

Bordel, on est déjà dimanche… Comme à chaque fois, le week-end, je ne l’ai pas vu, ni entendu. 

Et tu sais ce que ça veut dire ? Que demain c’est lundi et que c’est reparti pour un tour. Youhouu. 

On a hâââte (Pourquoi tu sautes de joie, toi ?).

Comme à mon habitude, je suis posée dans mon canap’ et je fais un petit tour sur la toile, voir ce qu’il se dit. Je t’avoue, c’est souvent des conneries. 

Mais des fois, je tombe sur des choses devant lesquelles je reste impuissante. Des fois, ces choses m’inspirent tellement qu’elles me donnent envie à mon tour d’écrire et de réagir.

Je chiffonne alors des bêtises, comme j’aime les appeler.

Ce soir, je suis tombée sur un billet de James Altucher. Un article pur, simple et véridique, qui m’a donné une vraie claque.

Ce soir, parlons liberté, discutons de la vie et de la société.

Et si la liberté, c’était tout simplement de renoncer à la réussite ?

En fait, si on reprend de zéro. On arrive sur Terre pour atteindre une suite logique d’objectifs.

Et si tu ne les atteins pas, et beh tu n’existes pas. On naît, on grandit, on va à l’école, on t’impose des étapes à suivre et on te formate à un mode de vie que l’on qualifie « d’idéal ». Les signes du succès dans la vie ?  C’est le montant que tu touches à la fin du mois et toutes les choses que tu peux acquérir avec ce joli pactole. Bien sûr, plus il y a zéro et mieux tu t’en sors. 

L’inverse, n’est pas vrai malheuresement.

En fait, si tu n’as pas de diplôme, tu n’as pas de travail. Et si tu n’as pas de travail, tu as zéro reconnaissance sociale. 

Comment tu la gagnes cette jolie reconnaissance ? En exposant ta vie et tout ce que tu possèdes. Voiture, appartement avec vue ou situé dans un quartier huppé,  fringues, chaussures et tout ce qui s’en suit. You know what I mean. 

C’est ça le pur bonheurNaan, mais attend, qui ose aller s’habiller chez Gémo de nos jours ?!!! *

* Phrase à lire avec l’intonation qui va bien  

“On fait un travail qu’on déteste pour acheter des choses dont on n’a pas besoin pour impressionner des gens qu’on n’aime pas” — Tyler Durden / Fight club

Pour montrer qu’on a « réussi dans la vie », on suit la mode, on s’achète une baraque et dès qu’on rencontre de nouvelles personnes, on ne peut s’empêcher de raconter sa vie sous toutes ses formes.

Etre reconnus socialement et donner l’illusion d’avoir réussi  :  Checked box symbol check ! 

Ce qu’on aime faire aussi pour entamer la « discussion », c’est de poser cette fameuse question « Et toi, tu fais quoi dans la vie ? ».  

Bordel, Dieu sait que je déteste cette satanée phrase…

Comme si, c’était le concours de qui a la plus grosse.

Comme si, la vie était une stupide échelle sociale et que la réponse à cette question te permettait de te positionner en dessus ou en dessous de cette personne.

Comme si, la réponse à cette question était révélatrice de ce que tu es vraiment.

Comme si, ta réponse allait affirmer ton identité.

Comme si, le métier que tu exerces définissait ta personnalité et tes valeurs.  

Et tout ça, sans même avoir parlé et pris le temps de connaitre la personne en face de toi.  

Donc, si tu as tout ça, c’est ok, tu es dans les rangs, dans les cases, dans le moule, dans tout ce que tu veux. Tu as réussi ta vie.  

Mais attendez un peu. Ralentissons le mouvement, arrêtons un peu de courir après cette putain de réussite, redéfissions la vie.  Revenons s’il vous plait à l’essentiel.

La liberté. Où est-elle dans tout ça ?

Sommes-nous vraiment libres ?

 “ I used to lock myself in that prison. Surrounded first by my possessions. Then surrounded by my goals. And the opinions people had of me. And the opinions people had of me. And my anxieties about tomorrow, which always drained me of energy for today.I wrapped myself in so many expectations they kept me in prison. “

Bon sang, merci James pour la puissance de tes mots.  

En fait, si on réfléchit-bien, on s’est enfermé dans un cercle vicieux que la société nous a imposé. Depuis notre naissance, on tourne en rond dans un labyrinthe et à force, on a de la merde plein les yeux.

Et si on s’était emprisonné nous-même dans ce système ? Dans cette vie encadrée par des objectifs à atteindre, sans cesse entourée par l’opinion et le regard des autres. Par le stress et la fatigue qu’elle nous inflige. Par les dettes, les taxes et les factures. Par l’addiction, les crédits et la surconsommation.

En fait, on s’est enfermé dans une vie bourrée d’attentes et d’espérances que personne n’atteindra et dont jamais personne n’en sera satisfait.  Prisonniers de cette vie, on en a oublié la liberté. La liberté de changer et de renoncer.

Et si on se donnait la permission de renoncer à toutes ces choses futiles et matérielles ?

Et si on arrêtait de se fixer sans arrêt des objectifs ?

Et si on arrêtait de se faire une fixette sur ce que possèdent les autres et ce que l’on ne possède pas ?

Et si on arrêtait d’acheter et de consommer ce que nous dicte la société ?

“ The less I expect, the happier I am.” James Altucher 

Déconnectons-nous un instant de ce qu’on nous a appris pour pourvoir mieux se reconnecter.

Devenons enfin maîtres de nos vies. Démoulons-nous du moule.

Exprimons-nous, sourions, oublions, transgressons. Ne réussissons pas, vivons l’échec.

Chamboulons tout. L’heure de la liberté a sonné.

 

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1 Comment

  • Reply Fabien 19 octobre 2019 at 6 h 36 min

    Happiness En bonus : J’ai choisi ma voie : vivre dans les bois ! Quoi de plus d »licieux, que de partir sur un sentier sinueux, escarpé, et au bout (seulement) de 15 minutes, découvrir une petite cabane en bois qui peut nous héberger ? Mon loto est gatée, mes biens matériels se limitent à un vieil ordi, mais je me sens si riche quand je regarde s’élever la flamme de mon feu de bois, au milieu des arbres et de la nuit constellée …
    « Marons dan fenwar, la kit labitacion gro vazaha », eux ont brisé leurs chaines pour reprendre les bois et leur liberté, aujourd’hui on s’enchaine nous meme au komander « Supermarché » ! nos chaines ont disparus, mais nous sommes plus prisonniers que jamais : libérons nous !

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